Les 5 types de troubles bipolaires: quelle différence ?

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Les troubles du comportement font l’objet de nombreuses recherches scientifiques. La bipolarité ne déroge pas à cette règle. La personne atteinte par un trouble bipolaire expérimente plusieurs états émotionnels.

Le changement de comportement observé chez ladite personne s’effectue soudainement et sans raison apparente. Découvrez dans cet article les 5 types de troubles bipolaires et la différence qui existe entre elles.

Les 5 types de troubles bipolaires: quelle différence ?

La bipolarité de type 1 : la plus répandue

La bipolarité de type 1 est l’aspect le plus fréquent de ce trouble mental. La personne atteinte est tantôt maniaque, tantôt dépressive avec un court retour à la normale entre les deux phases.

La phase maniaque se manifeste par l’hyperactivité du bipolaire. Il s’agit d’un état de surexcitation accompagnée d’un trop-plein d’énergie.

Le bipolaire a alors du mal à canaliser le flot de pensées qui l’assaille. Il s’ensuit des discussions incohérentes au cours desquelles il élève la voix.

Très vite, un état de délire s’installe avec son corollaire de colères parfois vives et incontrôlées. Très irritable, le bipolaire de type 1 fait preuve d’un enthousiasme débordant. Il devient dépensier avec un désir sexuel exacerbé.

La phase dépressive apparaît comme un retour d’ascenseur. La surexcitation fait place à un état léthargique. Le bipolaire devient amorphe. Il cherche à s’isoler.

Les envies de suicide succèdent aux hallucinations dans une totale perte de confiance en soi. On parle alors de trouble maniaco-dépressif.

La bipolarité de type 2 : une différence d’intensité

Les deux états du bipolaire de type 2 présentent une intensité réduite. L’état mental dans lequel il se trouve est qualifié d’hypomanie.

Durant cette phase, il est plus actif qu’à l’accoutumée. Il se sent renaître et n’hésite pas à le montrer. Cette situation serait presque normale sans la dépression qui l’accompagne.

Il entre alors dans une phase de fatigue accrue. Les nombreux projets qui lui tenaient à cœur perdent subitement leur intérêt.

Cette étape peut le conduire à des envies de suicide. Les idées noires qui lui traversent l’esprit sont toutefois moindres comparativement à celles du bipolaire de type 1.

La bipolarité de type 3 : une origine pharmacologique

La bipolarité de type 3 se manifeste aussi par une instabilité émotionnelle. Cependant, une différence liée à l’origine du trouble le distingue des deux premiers cas. La phase maniaque est provoquée par des médicaments.

Il peut s’agir d’un traitement inadapté ou d’une négligence dans le traitement. L’état de dépression quant à lui est d’origine génétique. Ici, le bipolaire peut être maniaque en pleine crise de dépression.

La bipolarité de type 4 : des phases rapprochées

La bipolarité de type 4 est assimilée à un trouble cyclothymique. Il s’agit d’un bouleversement maniaco-dépressif de très faible ampleur. Cette situation est d’autant plus délicate qu’elle est difficile à déceler.

Il existe une autre différence de taille entre le type 4 et les autres formes de bipolarité. Les périodes de dépression et de manie sont de courtes durées. Le bipolaire peut donc passer d’une phase à l’autre en moins de 24 heures.

La bipolarité de type 5 : la plus grave

La 5e forme de bipolarité est la plus dangereuse. Elle passe encore plus inaperçue que la forme précédente.

La période de surexcitation peut s’étendre sur plusieurs années au point de paraître normale. La dépression intervient brutalement avec un risque de suicide accru.

En conclusion, la différence entre les 5 types de bipolarité réside dans l’intensité des crises et la durée des phases maniaco-dépressives.


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